En terme de : faute ou forme correcte ?
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En terme de : faute ou forme correcte ?

maj. 17 min
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La forme correcte est « en termes de », avec un s à « termes ». « En terme de » est une faute fréquente ; l’expression signifie d’abord « dans le vocabulaire de » et, par extension, s’emploie parfois pour « en matière de », usage souvent jugé lourd ou imprécis.

Vous hésitez avant d’écrire « en terme de budget », « en terme d’orientation » ou « en terme de résultats » ? Cette hésitation est très fréquente, y compris chez de bons rédacteurs. En tant que spécialiste des contenus sur les études et les métiers, je vois souvent cette tournure revenir dans des dossiers, lettres de motivation ou rapports. Le point essentiel à retenir est simple : la locution figée s’écrit « en termes de ». Mais au-delà de l’orthographe, il faut aussi comprendre son sens exact, les contextes où elle reste acceptable et les formulations plus naturelles à privilégier selon la situation.

En bref : les réponses rapides

« En termes de » est-il toujours correct en français ? — Orthographiquement, la locution s’écrit toujours au pluriel. Stylistiquement, son emploi large est souvent jugé vague ; il vaut parfois mieux choisir une tournure plus précise.
Par quoi remplacer « en termes de » dans une rédaction scolaire ou professionnelle ? — Les remplacements les plus utiles sont « en matière de », « concernant », « du point de vue de », « sur le plan de » ou une reformulation directe plus simple.
Pourquoi l’Académie française critique-t-elle parfois cette expression ? — Parce qu’au sens strict, elle renvoie au vocabulaire propre à un domaine. Son usage généralisé comme formule passe-partout est considéré comme imprécis ou inutilement lourd.
Peut-on employer « en termes de » dans un devoir, un CV ou une lettre de motivation ? — Oui, mais avec prudence. Dans un écrit scolaire ou professionnel, une formulation plus concrète est souvent mieux perçue et rend la phrase plus claire.

Faut-il écrire « en terme de » ou « en termes de » ?

La bonne orthographe est « en termes de », avec un s à termes. La forme « en terme de » est une faute fréquente dans l’usage courant. Selon l’Académie française, cette locution signifie d’abord « dans le vocabulaire de », même si elle est souvent employée au sens plus large de « en matière de ».

Si vous hésitez entre en terme de ou en termes de, retenez une règle simple : l’expression correcte s’écrit au pluriel, car il s’agit d’une locution figée de la langue française. On écrit donc « en termes de droit », « en termes de méthode » ou « en termes simples ». La version au singulier circule beaucoup à l’oral, dans les copies et sur le web, mais elle n’est pas admise dans le français soigné. L’Académie française rappelle ce point dans sa rubrique de questions de langue, et les grands dictionnaires d’usage vont dans le même sens, notamment le Larousse et le Robert. Pour un devoir, un mail professionnel ou un CV, mieux vaut donc bannir « en terme de ».

Le point utile à connaître, c’est le sens d’origine. Pour l’Académie française, « en termes de » veut d’abord dire « dans le langage de » ou « avec les mots de ». Exemple : « En termes de médecine, ce symptôme porte un autre nom ». Avec le temps, l’usage courant a élargi cette formule à des emplois comme « en matière de », « du point de vue de » ou « sur le plan de ». Cet emploi est très répandu, mais souvent critiqué parce qu’il devient passe-partout et alourdit la phrase. Les ressources pédagogiques de référence conseillent souvent de choisir une alternative plus précise quand c’est possible. Dire « en matière d’orientation » ou « pour l’orthographe » est souvent plus naturel que répéter cette tournure partout.

À retenir

Écrivez toujours « en termes de ». Exemples simples : « En termes de vocabulaire, le mot est juste », « En termes de budget, le projet reste limité », « En termes simples, cette règle veut dire : pluriel obligatoire ».

En pratique, la recherche « en terme de » révèle surtout une hésitation d’orthographe, pas une variante correcte. Pour éviter l’erreur, vous pouvez mémoriser un repère très simple : quand vous voyez cette locution, pensez automatiquement au pluriel. Ce réflexe suffit dans la plupart des cas. Si vous voulez un style plus clair, remplacez-la parfois par une formule plus directe : « concernant », « pour », « sur le plan de » ou « en matière de ». C’est la solution la plus propre dans un écrit scolaire ou administratif. Les avis de l’Académie française, des dictionnaires usuels et des ressources de langue confirment donc la même règle : bonne orthographe au pluriel, singulier à éviter, et emploi à doser pour rester précis.

Que signifie exactement « en termes de » ?

Au sens strict, « en termes de » signifie « dans le vocabulaire de » ou « dans le langage de ». Exemple : « En termes de droit, cette notion est précise. » Dans l’usage courant, l’expression sert souvent à dire « en matière de », « sur le plan de » ou « concernant », mais cet emploi est souvent jugé plus vague et plus lourd.

La définition de en termes de retenue par l’Académie française est claire : l’expression renvoie d’abord au choix des mots, donc au lexique propre à une discipline, un domaine ou un registre. On peut écrire : « En termes de médecine, ce symptôme désigne autre chose » ou « En termes de droit, la responsabilité n’a pas ici le sens courant ». Dans ces phrases, l’idée est précise. On parle bien du vocabulaire d’un champ donné. Le Larousse enregistre aussi cet usage, avec une valeur proche de « dans le langage de ». Si vous vous demandez que signifie en termes de, la réponse grammaticale est donc assez étroite. Elle ne veut pas dire automatiquement « au sujet de ». C’est là que commencent les confusions.

Dans la presse, l’entreprise, la politique ou le style administratif, l’expression a pris un sens beaucoup plus large. On lit partout : « en termes de résultats », « en termes d’image », « en termes de budget ». Cet emploi est compris. Il n’est pas fautif au même degré que en terme de au singulier, qui reste déconseillé. Mais il peut sonner creux. Souvent, un synonyme en termes de est plus net : « concernant le budget », « sur le plan des résultats », « en matière d’image ». C’est pour cela que des journaux comme Le Figaro ou des guides de langue le signalent comme une tournure à surveiller. Le problème n’est pas seulement grammatical. Il est stylistique. À force d’être passe-partout, l’expression perd en précision et peut donner une couleur de langage managérial, parfois proche de l’anglicisme de structure.

Il faut donc distinguer trois niveaux. D’abord, le sens strict : « dans le vocabulaire de ». Ensuite, l’usage courant, très répandu et généralement toléré quand le contexte reste clair. Enfin, la recommandation de style : éviter la formule quand un mot plus simple existe. Cette nuance aide aussi à ne pas confondre « en d’autres termes » et « en termes de ». La première expression veut dire autrement dit. Elle sert à reformuler. La seconde introduit un domaine lexical ou, par extension, un angle d’analyse. Pour en terme de en anglais, on rencontre souvent in terms of. C’est correct en traduction, mais l’anglais explique aussi pourquoi la formule s’est autant diffusée en français. Mieux vaut donc l’utiliser avec mesure, surtout à l’écrit soigné.

10 Connecteurs Logiques INDISPENSABLES pour mieux parler français ! — Parlez-vous FRENCH : Cours de français

Quand utiliser « en termes de » et quand vaut-il mieux choisir une autre formule ?

On peut garder « en termes de » quand on parle réellement de terminologie, c’est-à-dire des mots propres à un domaine précis. Dans la plupart des autres cas, une formule plus nette est préférable : en matière de, du point de vue de, sur le plan de, ou une tournure directe. Le style devient plus exact et souvent plus naturel.

L’expression « en termes de » reste recevable lorsqu’elle renvoie au vocabulaire technique d’un champ spécialisé. C’est le cas en droit, en diplomatie, en sport, en marine, en économie ou dans les sciences, dès lors qu’on parle des mots eux-mêmes, de leur définition ou de leur portée. On pourra ainsi écrire : en termes juridiques, cette clause est imprécise ; ou : en termes diplomatiques, la formule choisie est très ferme. Dans ces emplois, l’idée de langage spécialisé est réelle. En revanche, quand l’expression sert seulement de remplissage pour introduire un thème, elle perd sa précision. Les guides de langue et les recommandations de l’Académie française déconseillent souvent cet usage passe-partout, parce qu’il affaiblit la phrase au lieu d’en clarifier le sens.

C’est précisément ce qui se produit dans des formulations comme « en terme de prix », « en terme de budget », « en terme de délai », « en terme de communication » ou « en terme de chiffre d’affaires ». Ici, on ne parle pas de mots, mais de coût, de ressources, de temps, de stratégie ou de résultats. Par conséquent, il vaut mieux choisir une expression qui nomme la relation exacte. En matière de convient pour un sujet général ; du point de vue de marque un angle d’analyse ; sur le plan de insiste sur un aspect particulier. Souvent, la meilleure solution reste la plus simple : remplacer l’expression par un verbe ou par un nom précis. Au lieu d’écrire en terme de délai, le projet est correct, on dira plus clairement : le projet respecte les délais ou le délai est acceptable. La phrase gagne en densité, et le lecteur comprend plus vite.

Formulation fréquente Formulation préférable Nuance de sens
en terme de prix au niveau du prix / concernant le prix On parle du coût, pas de terminologie.
en terme de budget en matière de budget / sur le plan budgétaire Met l’accent sur les ressources financières.
en terme de délai du point de vue des délais / quant aux délais Précise qu’il s’agit du temps nécessaire.
en terme de communication en matière de communication / sur le plan de la communication Désigne un domaine d’action ou de stratégie.
en terme de chiffre d’affaires pour le chiffre d’affaires / du point de vue du chiffre d’affaires Renvoie à un indicateur économique mesurable.

En relecture, j’applique une méthode très simple, mais efficace. D’abord, repérer l’expression : si elle peut être supprimée sans perte de sens, elle est sans doute trop vague. Ensuite, tester un synonyme : en matière de, du point de vue de, sur le plan de, concernant, ou une reformulation directe. Enfin, simplifier : si la phrase fonctionne mieux sans locution introductive, c’est généralement la bonne version. Cette vérification rapide évite un tic de langage très répandu à l’oral comme à l’écrit. Elle aide aussi à distinguer le cas légitime, lié aux termes techniques, de l’emploi automatique que les guides de langue jugent souvent trop flou.

Exemples corrigés : les formulations les plus recherchées

“En terme de” est généralement fautif au singulier. On écrit plutôt “en termes de”, mais cette tournure reste souvent vague. Dans beaucoup de phrases, une reformulation plus précise sonne mieux : en matière de, concernant, sur le plan de ou simplement un nom direct rendent l’idée plus claire.

Exemple classique : “en termes de prix” est correct au pluriel, mais “côté prix” ou “sur le prix” est souvent plus naturel. Pour un budget, “en matière de budget” précise qu’on parle d’un cadre financier, pas d’une comparaison floue. Même logique avec les délais : au lieu de “en termes de délais”, “concernant les délais” ou “sur les délais de livraison” va droit au but. Pour la communication, “sur le plan de la communication” fonctionne mieux si l’on parle de stratégie, d’image ou de méthode. La règle utile est simple : gardez “en termes de” si vous comparez réellement un aspect précis, sinon choisissez une formule qui nomme exactement le sujet. Le résultat est plus juste, plus fluide et plus naturel à l’écrit comme à l’oral.

Quelles erreurs proches faut-il éviter ?

La faute la plus fréquente est d’écrire « en terme de » au singulier. D’autres confusions reviennent souvent : « terme » et « thème », « en tant que » et « en temps que », « quant à elle » et « quand a elle ». Les distinguer permet d’éviter plusieurs fautes de français d’un seul coup.

La différence entre terme et thème est simple, mais elle piège souvent à l’écrit. Un terme, selon le sens retenu par les dictionnaires et rappelé par l’Académie française, désigne un mot précis du lexique, une limite, une échéance ou encore un élément d’une relation. Voilà la vraie définition de terme. En revanche, un thème renvoie au sujet d’un texte, d’un débat ou d’un exposé. Ce n’est pas la même idée. On dira donc le thème du devoir, mais les termes du contrat. La confusion vient de la prononciation, proche à l’oral. Elle est fréquente dans la presse, sur les réseaux et dans les copies. Des rubriques langue du Le Figaro ou de Projet Voltaire reviennent régulièrement sur ce point, justement parce qu’il touche à la fois la grammaire, le vocabulaire et la précision du sens.

D’autres erreurs voisines suivent la même logique : on écrit « en tant que », jamais « en temps que ». Ici, tant signifie en qualité de : en tant qu’étudiant, en tant que parent. Le mot temps, lui, renvoie à la durée ; il n’a donc rien à faire dans cette expression. Même vigilance avec « quant à elle » ou « quant à lui », qui introduisent un changement de point de vue. Écrire « quand a elle » est une faute, car quand parle du moment, pas du sujet abordé. Ces confusions sont classiques dans les rubriques de langue et les chroniques de correction, parce qu’elles reposent sur des homophones, c’est-à-dire des mots qui se prononcent pareil mais n’ont ni le même sens ni la même orthographe. La bonne mémotechnique tient en une ligne : si vous pouvez remplacer par “sujet”, écrivez “thème” ; si vous pouvez remplacer par “mot” ou “expression”, écrivez “terme” ; et si l’expression indique une fonction, choisissez “en tant que”.

en terme de prix

L’expression correcte est généralement « en termes de prix », avec un s à « termes ». Elle signifie « du point de vue du prix » ou « sur le plan du prix ». Dans un registre soigné, on peut aussi préférer « en matière de prix », « côté prix » ou « sur le plan tarifaire », selon le contexte.

en terme de définition

On écrit plutôt « en termes de définition » si l’on veut dire « du point de vue de la définition ». L’expression « en termes de » est courante, mais elle est parfois jugée vague. Pour être plus précis, je conseille souvent « par définition », « du point de vue de la définition » ou simplement une reformulation plus directe.

Quelle est la différence entre terme et thème ?

« Terme » désigne un mot, une expression, une limite ou une échéance selon le contexte. « Thème » renvoie à un sujet, une idée principale ou un fil conducteur. Par exemple, dans une dissertation, le thème est le sujet traité ; dans un glossaire, un terme est un mot défini. Les deux mots ne sont donc pas interchangeables.

Comment écrire en terme de ?

La forme la plus admise est « en termes de », au pluriel. On l’emploie pour introduire un point de vue : « en termes de résultats », « en termes de coût ». J’attire toutefois l’attention sur son usage parfois trop automatique. Dans un texte soigné, il vaut mieux choisir une formulation plus précise si possible : « concernant », « sur le plan de » ou « en matière de ».

Ou en d'autres termes ?

La bonne expression est « ou, en d’autres termes, … » avec l’apostrophe à « d’autres ». Elle sert à reformuler une idée plus simplement. Par exemple : « Cette filière est sélective, ou, en d’autres termes, l’admission y est limitée. » À l’écrit, la virgule est souvent utile pour bien marquer la reformulation.

Comment écrire en tant que ou en temps que ?

La forme correcte est « en tant que ». Elle signifie « comme » ou « en qualité de » : « En tant qu’étudiant, vous pouvez candidater. » « En temps que » est une faute. Pour éviter l’erreur, je retiens que « tant » exprime ici la fonction ou le statut, et non la notion de durée.

Quelle est la définition de terme ?

Le mot « terme » a plusieurs sens. Il peut désigner un mot précis dans un domaine donné, comme un terme scientifique. Il peut aussi signifier une limite, une fin ou une échéance : « à court terme ». Le sens exact dépend donc du contexte. En langue courante, il renvoie souvent à un mot ou à une expression.

Quand a elle ou quant à elle ?

Il faut écrire « quant à elle » lorsqu’on veut dire « en ce qui la concerne ». Exemple : « Paul a choisi une licence ; quant à elle, Léa préfère un BTS. » « Quand a elle » n’est correct que dans un cas très particulier lié au verbe avoir, ce qui est beaucoup plus rare. Dans la plupart des cas, il faut donc écrire « quant à elle ».

Retenez donc ce réflexe simple : on écrit « en termes de », jamais « en terme de » dans l’usage courant. Ensuite, posez-vous une deuxième question utile : cette expression est-elle vraiment la plus précise ? Souvent, « concernant », « en matière de », « du point de vue de » ou un mot plus direct feront mieux. Pour un écrit scolaire, universitaire ou professionnel, choisir la bonne forme et la bonne nuance renforce immédiatement la clarté de votre message.

Mis à jour le 04 mai 2026

Commentaires

B...
Bérengère LHOUMEAU 17 mars 2026
Bonjour, je voudrais savoir dans quel texte règlementaire sont indiquées les dates de soutenance et de rendu de rapport indiquées dans cet article. La gratification des stages est de 4,50 € par heure de stage effectuée en 2026. (https://www.urssaf.fr/accueil/employeur/embaucher-gerer-salaries/embaucher/stagiaire-etudiant.html#:~:text=La%20gratification%20vers%C3%A9e%20au%20stagiaire,de%20stage%20effectu%C3%A9e%20en%202026) Merci.
A...
Anne-Paule 13 mars 2026
Très intéressant. Quelles sont vos sources pour les chiffres ?

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